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« Dès ce samedi 1er juin et jusqu’au 30 novembre, Haïti et les pays de la Caraïbe s’attendent à une saison cyclonique intense »

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La saison cyclonique débute officiellement le 1er juin et prendra fin le 30 novembre. Et durant cette période, Haïti et les pays de la Caraïbe  devraient s’attendre à une saison cyclonique intense car plus d’une quinzaine de tempêtes, de cyclones et d’ouragans ont été annoncés par les centres météorologiques de la région et du continent. En substance, c’est ce qu’a fait savoir Edgard Leblanc Fils, président du Conseil Présidentiel de Transition lors de l’inauguration  de la nouvelle salle de crise de la Direction Générale de la Protection Civile le jeudi 30 mai 2024.

Avec l’arrivée de la saison cyclonique, il y a une menace flagrante à laquelle le pays doit faire face. À en croire Edgard Leblanc Fils, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est conscient de cette menace « à laquelle nous allons devoir faire face ensemble pour protéger et venir en aide aux compatriotes vivant dans un environnement très fragile et en proie à d’énormes difficultés ». « Avec le Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et des Désastres, la Direction Générale de la Protection Civile, nous sommes mobilisés. Nous allons rester en alerte durant toute la saison », assure-t-il en affirmant que tout sera mis en œuvre en vue de répondre aux situations les plus urgentes pour protéger et assister la population durant cette période.

« C’est avec un sens aigu de la responsabilité qui nous incombe que je m’apprête à inaugurer la nouvelle salle de crise équipée et opérationnelle du Système National de Gestion des Risques et des Désastres pour marquer, dans le réel, le début officiel de la saison cyclonique 2024. Ces installations représentent une avancée significative pour la gestion des urgences en Haïti. Elles témoignent de notre engagement à améliorer constamment notre résilience face aux aléas naturels», déclare l’ancien Sénateur.

Selon lui, cette infrastructure n’est pas seulement un symbole, mais un outil concret et vital dans la stratégie de gestion des risques et des désastres  dans le pays et elle a été conçue pour améliorer considérablement la capacité  du pays à réagir rapidement et efficacement face aux urgences.

Selon l’ex-Parlementaire, la salle de crise permet une coordination optimale entre tous les acteurs impliqués dans la réponse aux catastrophes, renforçant ainsi notre résilience et notre capacité à protéger la population. « En investissant dans de telles infrastructures,  nous envoyons un message clair : la sécurité et la protection de chaque Haïtien et Haïtienne sont au cœur de nos priorités», a-t-il affirmé.

La République d’Haïti est située dans une zone particulièrement vulnérable aux aléas naturels, comme les cyclones, les tremblements de terre, les inondations, a rappelé M. Leblanc Fils. « Ces événements dangereux mettent à rude épreuve nos ressources et nos capacités de réponse», a-t-il constaté.

Aux Haïtiens qui sont partout à travers le pays, femmes et garçons, la saison cyclonique qui débute peut être dangereuse selon ce que disent les scientifiques qui ont une spécialité dans le domaine, avance-t-il. Et face à ce danger qui menace le pays, les biens et nos vies, nous devons être vigilants, dit-il.

Les mots de la Direction Générale de la Protection Civile

Selon la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), ce 30 mai a également marqué l’inauguration d’un nouveau Centre d’opérations d’urgence national, une installation de pointe conçue pour centraliser et améliorer nos capacités de réponse aux désastres. « Ce nouveau centre représente une avancée significative dans notre infrastructure nationale de gestion intégrale des risques, dans le sens d’une meilleure coordination pour des interventions plus efficaces, en vue d’alléger les souffrances de la population et sauver des vies dans les situations de désastre », affirme-t-elle.

Selon la Protection Civile, l’équipe de recherche sur le climat et la météo de l’Université d’État de Colorado prévoit que 11 des tempêtes tropicales nommées pourraient se transformer en ouragans, dont jusqu’à cinq pourraient escalader en ouragans majeurs, de catégories 3 à 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson. À en croire la DGPC, cette prévision souligne l’urgence de la préparation, en rappelant notamment la dévastation causée par l’ouragan Matthew en octobre 2016, qui a entraîné des pertes en vies humaines et des dégâts matériels substantiels, estimés à 2,8 milliards de dollars américains.

Quelles sont les mesures prises face à ces prévisions ?

En réponse, la DGPC, en collaboration avec les membres et partenaires du Système national de gestion des risques de désastre (SNGRD), dit mettre en œuvre un ensemble d’actions visant à atténuer les dommages potentiels sur le plan humain, environnemental et physique. « La Stratégie de préparation de la saison cyclonique 2024 », dit-elle, a été « élaborée à partir des enseignements tirés des saisons passées, privilégie une approche proactive de la gestion des risques, mettant l’accent sur l’importance de la diffusion de l’information et de l’engagement communautaire dans la préparation et la réponse aux désastres».

Pour la DGPC, il est important que « tous les citoyens, en particulier ceux dans les zones à haut risque, de se conformer strictement aux instructions de sécurité émises par les autorités locales et régionales et relayées à travers les médias et les plateformes numériques ». 

Jackson Junior RINVIL

rjacksonjunior@yahoo.fr

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