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Haïti Cultural Exchange célèbre sa première décennie à New York

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HCX fait avec acharnement la promotion de la culture haïtienne dans la communauté de Brooklyn, à New York, depuis environ une décennie. Les petits New-Yorkais nés de père ou de mère haïtien ne resteront plus jamais étrangers à ce patrimoine qui leur appartient de fond en comble.     

Dimanche 30 juin, le festival annuel Haïti Cultural Exchange joue sa dernière carte. Une flopée de gens s’est réunie dans la cour de Wesbrook Memorial Garden, à Brooklyn, pour assister à cet évènement solennel dénommé « Ayiti eXperimental Dance Performance ». Quatre performeurs, dont Jeans-Sebastien Duvilaire (Hougan Babas), André Zachery, Tara Nicolas, Nubian Néné, et la Djette Val Jeanty ont réalisé une synergie pour faire vibrer l’espace, et souhaiter une joyeuse décennie à HCX. 

3h10 p.m., Régine M. Roumain, cofondatrice et directrice exécutive de HCX, a planté le décor avec une courte introduction qui rappelle les plus beaux souvenirs de l’association, en mettant l’accent sur sa force à ses débuts. « Des artistes de partout nous ont vite fait confiance, et ont embarqué sans crier gare», déclare-t-elle.  « Cette année nous célébrons les dix ans de l’association, et nous sommes très satisfaits de tout ce que nous avons accompli», continue-t-elle avec un sourire collé sur son visage.

S’il est vrai que l’association a franchi un très grand palier pour sa première décennie, la capitaine n’ignore pas les enjeux auxquels l’équipe s’est exposée, et la nécessité de mettre les bouchées doubles pour les temps à venir. « Nous avons encore d’autres objectifs à poursuivre, et nous mettons déjà le cap sur la prochaine décennie qui devra être plus bénéfique à la culture haïtienne. » Ces mots ont résonné en écho dans l’audience qui n’a pas pris du temps à réagir par une salve d’applaudissements.

Avant même que Régine ne disparaisse de l’horizon, une voix retentissait en écho à l’arrière, et tout le monde se penche pour voir celui/celle qui prononçait à tue-tête le nom de « Papa Legba », le loa dans le panthéon vaudou haïtien qui a la lourde tâche de frayer le chemin à quiconque. Voilà que l’excellent danseur et chorégraphe international Hougan Babas fait son entrée en scène avec de l’énergie la plus absorbante. Il chante et dirige ses pas avec une grande dextérité sur un gazon qui devrait servir à toute autre chose, mais non à un pareil spectacle de danse.  

Plus tard, Valérie Rochon, professeure de danse et ancienne directrice de African American Dance Directory Project, a commenté la prestation de ce dernier qui, à ses yeux, a donné le ton à une soirée mémorable. « C’était tellement intense, confie-t-elle, et nous pouvions voir comment il a facilité l’enchaînement avec les autres artistes qui ont suivi. » Elle conclut que le spectacle a été extraordinaire dans son ensemble.

HCX a célébré son dixième anniversaire tout le long du mois de juin sur plusieurs planches à Brooklyn, et autour du thème « Ayiti eXperimental». Danse, musique, exposition artistique ont agrémenté le festival qui a donné le coup d’envoi le 6 juin dernier. Des interprètes comme B.I.C., Wooly Saint-Louis Jean, la plasticienne Pascale Monnin, le professeur, danseur et chorégraphe Jean-Aurel Maurice sont parmi les plus grands noms qui ont fait jaillir de la lumière lors de la commémoration de cette première décennie.  

Il fut un temps où les artistes haïtiens ou ceux d’origine haïtienne basés à New York ne savaient à quel saint se vouer pour récolter le fonds nécessaires à la survie de leur projet. Voilà qu’il y a dix ans, sept Américaines d’origine haïtienne se sont réunies en conclave, à Brooklyn, pour créer l’association qui s’appelle aujourd’hui Haiti Cultural Exchange (HCX).

Le Nouvelliste

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