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Haïti reçoit un financement additionnel de 12 millions de dollars de la Banque Mondiale pour améliorer la sécurité du transport aérien

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La visite en mai dernier d’une délégation de la Banque Mondiale dans le pays semble continuer à porter ses fruits. Après la signature d’un accord de subvention pour le projet « Eau potable et assainissement rural, résilient, durable et décentralisé en Haïti », la Banque Mondiale vient d’approuver ce 5 juillet un financement additionnel pour le projet de connectivité du transport aérien régional des Caraïbes qui devrait servir à améliorer les capacités et la sécurité de l’aéroport international du Cap-Haïtien.

Le Conseil de la Banque Mondiale vient d’approuver un financement additionnel de 12 millions de dollars américains à Haïti, dans le cadre du projet de connectivité du transport aérien régional des Caraïbes, initié en 2020. Pour le projet initial qui avait pour objectif d’améliorer la sécurité et l’efficacité du transport aérien en Haïti et d’accroître la résilience des infrastructures aéroportuaires face aux risques climatiques et aux catastrophes, une subvention de 84 millions de dollars avait été approuvée en mai 2020. Aujourd’hui, ce nouveau financement devra servir à la réhabilitation de la piste de l’aéroport international du Cap-Haïtien, et  à l’amélioration du système de drainage.

Pour Laurent Msellati, chef des opérations de la Banque Mondiale en Haïti, avec ce financement supplémentaire, « la Banque mondiale assure que l’aéroport international du Cap-Haïtien garantira un voyage sûr, résilient et fiable aux passagers à destination et en provenance de la région nord du pays », ce qui aura « un impact direct sur la croissance inclusive, mais renforcera également les opportunités d’accès à l’éducation, l’emploi, aux soins de santé et aux échanges commerciaux tout en soutenant l’adaptation au changement climatique et en atténuant ses impacts ». Selon lui, la connectivité aérienne est essentielle pour le pays, et nécessaire pour « répondre aux urgences, en particulier compte tenu de son insularité, de la faiblesse des infrastructures de transport terrestre et de l’insécurité persistante sur les principales routes ».

Le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communication (MTPTC), à travers son Unité Centrale d’Exécution (UCE), avait modifié, en avril 2023, son « Analyse des Risques et Impacts Potentiels Environnementaux et Sociaux et Plan de Mobilisation des Parties Prenantes », document qui a été publié sur son site officiel. Selon le MTPTC, ce sont plusieurs pays, dont Haïti, la Grenade, la Dominique et Sainte-Lucie, qui se sont entendus sur l’objectif commun « d’améliorer la connectivité et la résilience du transport aérien pour des investissements critiques et une assistance technique spécifiques ciblés liés aux infrastructures, la sécurité et la résilience des aéroports dans les pays en question ». L’objectif de développement du projet, selon le MTPTC, consiste à améliorer les capacités opérationnelles de sécurité, de gestion et de surveillance du secteur du transport aérien commercial en Haïti, et à améliorer la résilience des infrastructures aéroportuaires clés au changement climatiques et aux désastres.

« En ce qui concerne le Cap-Haïtien, le projet proposé vise à procéder à la réhabilitation de la piste et à installer une nouvelle tour de contrôle de la circulation aérienne à l’aéroport. La tour actuelle est censée être temporaire, et elle est insuffisamment haute pour fournir une ligne de visée complète aux deux extrémités de la piste, comme l’exige l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale. À ce stade, les activités du projet ne devraient pas entraîner le déplacement ni la relocalisation de personnes ou de ménages, puisque les travaux sont censés être mis en œuvre à l’intérieur des limites de deux aéroports internationaux existants, qui sont des terres publiques et empiétements », a indiqué l’UCE-MTPTC dans son document sur le projet.

Selon la Banque Mondiale, ce financement accordé aux quatre pays correspond à un montant total de 159 millions de dollars américains. Cependant, il faut rappeler que, dans le cas d’une subvention de  l’Association Internationale de Développement (IDA), il ne s’agit pas d’un don, mais de fonds qui devront être remboursés, avec une maturité de quarante ans, dont un différé d’amortissement de dix ans. Jusqu’en mai 2023, avec la visite en Haïti de sa délégation, le port folio de la Banque Mondiale en Haïti comprend aujourd’hui 18 projets actifs, correspondant à 1,25 milliards de dollars US, dont 38% sont alloués au secteur des infrastructures, ce qui ravit le Gouvernement. « Le soutien de la Banque Mondiale au secteur des infrastructures est primordial en Haïti, car il contribue à améliorer l’accès aux services et aux biens essentiels, à une connectivité par tous les temps et à une croissance durable », avait déclaré en mai dernier le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communication, Rosemond Pradel.

Clovesky André-Gérald PIERRE

cloveskypierre1@gmail.com

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