Les terroristes de la coalition criminelle « Viv Ansanm » ont fait vivre un véritable enfer aux habitants de Christ-Roi, de Delmas 30 et de Solino… Ils ont pillé, incendié leurs maisons et leurs entreprises et les ont mis à genoux. Par la suite, ils ont fait savoir aux victimes de regagner leur domicile. Ce que la Police Nationale d’Haïti (PNH) ne voit pas d’un bon œil. « Poko tounen lakay nou », exhorte-t-elle à ces habitants dans un message de sensibilisation.
Les bandits de « Viv Ansanm » décident eux-mêmes de se retirer à Christ-Roi, Delmas 30 et Solino. Après, l’on se rend compte de la gravité de ce qu’ils ont fait dans ces quartiers. Ils ont tout dévasté sur leur passage. Les maisons sont pillées, d’autres sont en ruines. Les habitants ont tout perdu. À travers un message posté sur son compte X le 29 août 2026, l’ambassade des États-Unis en Haïti a affirmé que « les gangs terroristes détruisent Haïti et ils sont comme un cancer, ils détruisent les maisons et les quartiers, tuent des innocents et ont provoqué le déplacement de plus de 1,3 million de personnes ».
À en croire l’ambassade des États-Unis en Haïti, la sécurité d’Haïti est importante pour les États-Unis. « Nous travaillons avec les Haïtiens en vue de rétablir la paix et la sécurité. Nous voulons la paix. Quant aux gangs terroristes, ils n’en veulent pas», peut-on lire sur le compte X de l’ambassade des États-Unis en Haïti.
Si l’on se réfère à l’ecrivain Gary Victor sur la façon dont les criminels ont dévasté Christ Roi, Delmas 30 et Solino, il dira « qu’il s’agisse de la petite commerçante dans l’informel qui étale ses produits sur le trottoir ou d’un petit employé des classes moyennes qui s’est saigné pour louer un espace pour se loger, lui et sa famille, tout est détruit, emporté, même les objets les plus insignifiants». Pour M. Victor, dans un texte rendu public ce 30 août, « c’est comme si, pour ces délinquants [ les bandits], les seuls Haïtiens qui méritent de vivre sont ceux qui marchent pieds nus, qui ne sont pas éduqués ».
Alors que de nombreux habitants des quartiers précités envisagent de retourner chez eux, certaines personnalités et institutions dans le pays estiment que ce n’est pas encore le moment. La Police Nationale d’Haïti (PNH), à travers un message de sensibilisation publié ce 30 août, invite ces habitants à ne pas se laisser manipuler par des bandits armés.
« La Police Nationale d’Haïti (PNH) a mis en garde la population dans les quartiers contrôlés par les bandits armés contre le piège tendu par les criminels de Viv Ansanm qui cherchent à se faire passer pour des personnes bien intentionnées. Alors qu’en réalité, ce qu’ils veulent, c’est d’utiliser les habitants comme boucliers humains afin d’empêcher la PNH de les traquer », expliquent les autorités policières à la population.
La PNH demande à la population qui se trouve dans les quartiers assiégés par les bandits armés de faire preuve de patience. Et aussi de ne pas retourner dans les quartiers contrôlés par les bandits armés. « Quand viendra le moment de votre retour chez vous, cela se fera sous l’accompagnement de la PNH et du gouvernement dans les meilleures conditions de sécurité possibles », rassure la PNH à la population.
Par ailleurs, pour le citoyen Judes Célestin, c’est le moment pour que le gouvernement central se dote d’un plan solide de développement et d’urbanisation. Il demande aux autorités d’héberger les gens dans des abris temporaires pour pouvoir démolir toutes les maisons qui sont pillées et incendiées dans leur intégralité, en respectant les normes de construction et après les reconstruire. Pour lui, l’État doit déclarer ces zones domaine d’utilité publique et indemniser les citoyens propriétaires…
Les bandits : des monstres
Le professeur Gary Victor qualifie de « monstres » celles et ceux qui terrorisent la population. Il a fait savoir que le système haïtien a tout fait pour produire ces monstruosités en faisant du mépris social le fondement même d’une certaine gouvernance qui s’apparente à du racket au niveau étatique. « Les autres monstruosités, elles sont encore pires si on peut avoir une échelle dans l’absurde, ce sont tous ces politiciens, parlementaires, ministres, conseillers présidentiels, Premiers ministres, hommes d’affaires, qui ont ouvert le pays au trafic des armes et qui ont distribué des armes à la pire délinquance dans les quartiers populaires », a écrit l’écrivain sans passer par quatre chemins.
La Rédaction