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Brutalité Policière: L’ORDEDH appelle au respect des droits des libertés publiques

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Ce 8 février 2024, l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) dit condamner fermement les récentes violences policières enregistrées au cours des dernières manifestations anti-gouvernementales dans le pays et appelle au respect des droits et des libertés publiques. Au moins 83 personnes ont été blessées, selon l’ORDEDH.

Depuis plus d’une semaine, plusieurs villes du pays ont été le théâtre de scènes de violences. En effet, des journalistes, des protestataires entre autres ont été tués ou blessés par balles. Face à cette situation, l’ORDEDH dit exprimer sa profonde préoccupation, quant à la montée de la violence policière dans le pays, révélant plusieurs actes odieux commis par des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à l’encontre de citoyens pacifiques.

Dans la commune de Pétion-Ville, un mineur a été violemment bastonné par quatre agents de la PNH. Ces actes de brutalité sont inacceptables et doivent cesser immédiatement. Cette structure a révélé également qu’un citoyen participant à une manifestation a été poignardé avec une bouteille par un agent de la PNH. Cette agression a entraîné des blessures graves et constitue une violation flagrante des droits fondamentaux.

Par ailleurs, dans la ville des Cayes, deux manifestants ont été tués lorsque les agents de la PNH ont ouvert le feu sur des protestataires pacifiques en présence du directeur départemental de la PNH. L’organisme dit condamner fermement ces actes de violence meurtrière.

À Laboule, un quartier de la commune de Pétion-Ville, une escalade de violence entre forces de l’ordre, cinq agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) ont été lâchement tués par des agents de la PNH.

L’ORDEDH s’appuie sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 pour souligner l’importance de protéger la vie, la dignité et la sécurité des individus,indépendamment de leur statut social ou politique.

Face à cette violence endémique, l’ORDEDH exhorte le Premier Ministre Ariel Henry de respecter l’accord du 21 décembre 2022 qui fixe la fin de son mandat au 7 février 2024. L’ORDEDH demande à la communauté internationale de cesser de soutenir le Premier ministre Ariel Henry. Il recommande également une réforme urgente de la PNH afin de garantir les droits de l’Homme et la sécurité de tous les citoyens.

Pour sa part, la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) a également émis des recommandations spécifiques concernant la violence policière et l’usage excessif de la force. Ces recommandations visent à garantir que les droits fondamentaux des citoyens soient respectés par les forces de l’ordre. En ce sens, La CIDH appelle à la non-violence et à la solidarité entre tous les Haïtiens. « Ensemble, nous pouvons construire un avenir où la justice et la paix prévalent ».

Soulignons que les journalistes ne sont pas épargnés par cette flambée de violence et sont la cible des policiers. Au cours des dernières protestations anti-gouvernementales pour exiger le départ du Premier Ministre Ariel Henry, plusieurs d’entre eux en ont été victimes. À Gros-Morne dans l’Artibonite, le mercredi 7 février, le journaliste Alain Charles a été atteint d’un projectile aux testicules. Il est rapporté que, le jeudi 08 février 2024, l’un des agents de la PNH a lancé une bombe lacrymogène contre un journaliste (Jean Jean-Marc) qui assurait la couverture d’une manifestation au niveau de Delmas. Ce qui a causé des dommages au journaliste au niveau d’un œil.

Marie-Alla Clerville

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