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La TIC (Technologie de l’information et de la communication), un instrument puissant pour combattre la corruption en Haïti.

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Pendant le commencement de l’année 2018, les controverses politiques se succèdent : pendant que l’affaire de Petro Caribe suscite l’indignation de la population haïtienne, les manifestations accusant le gouvernement haïtien de corruption se multiplient. Qu’elles soient justifiées ou non, toutes ces polémiques semblent avoir un dénominateur commun : le manque de transparence du personnel politique.

La corruption affecte tout le monde, en particulier les minorités et les populations vulnérables. Obstacle numéro 1 au développement économique et social, elle nuit à la société à de nombreux égards. Elle détourne des fonds qui auraient dû être alloués à des services publics, comme les soins de santé, l’éducation et l’assainissement. Elle a un effet dissuasif sur les investissements étrangers, ce qui réduit la création d’emplois.

Les gens utilisent les moyens à leur disposition pour dénoncer la corruption qui les écrase au quotidien. Mais grâce aux nouvelles technologies, on n’a pas besoin d’être riche ou puissant pour combattre la corruption. 

Nous devons faire appel à l’innovation et à la technologie pour susciter le changement dans les administrations du pays. La technologie peut nous aider à améliorer la prestation des services et mieux surveiller la façon dont les ressources sont utilisées. Utiliser la technologie pour plus de transparence politique et mieux lutter contre la corruption. Le succès des efforts de transparence repose sur la maîtrise des données. S’agissant du traitement des données, les nouvelles technologies peuvent nous aider à exécuter certaines des tâches les plus lourdes et nous fournir ainsi de nouveaux moyens de lutte contre la corruption.

Lutter contre la corruption devient impératif de multiplier la création des bases de données anti-corruption et surtout de faciliter l’accès à ces données pour les entreprises et les administrations financières. En effet, la mise en ligne des services publics et des déclarations fiscales peut réduire la corruption à travers la réduction des erreurs humaines et des contacts des citoyens avec les fonctionnaires, ainsi que l’accélération du processus de décision. Avec ce progrès, l’unité de lutte contre la corruption (ULCC) peut inciter les acteurs du monde des finances à informatiser de bout en bout toute la chaine de la gestion des transactions financières.

Au cours des deux dernières décennies, nous avons été témoins de l’émergence de nouvelles technologies à un rythme sans précédent. Ces dernières ont transformé de manière radicale notre mode de vie personnel et professionnel. Voilà un outil que nous devons essayer dans la lutte contre la corruption.

Peterson Bertelot

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