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Véridiques art dans les murs de « À la rencontre des stars »

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Contrairement à la majorité de ses semblables qui ont grandi avec leur talent en l’exploitant dès leur plus jeune âge, Gheslaire Saint-Hilaire a découvert le sien assez tard dans sa jeunesse, comme une révélation. Aujourd’hui, on le dénombre parmi les plus talentueux portraitistes de sa génération.

À la vue de ses œuvres, les amoureux du bel art n’ont d’autre choix que de saluer l’immensité de la virtuosité de ce génie, Gheslaire Saint-Hilaire, qui crée et recrée…qui réinvente le réel avec ses vives couleurs. La dextérité avec laquelle il manipule son crayon comme dessinateur-portraitiste ou son pinceau à l’image d’un grand peintre, laisse penser que Gheslaire a grandi avec son art. Mais, à l’étonnement de tous, ce n’est que tardivement, à la fin de ses études, qu’il a appris à cultiver cet art si agréable à la vue.

L’histoire de Gheslaire Saint-Hilaire qui s’est approprié le pseudo de Véridiques art, débute à Carrefour-feuille où il a vu le jour le 31 août 1996. Cadet de sa famille, le jeune renois a grandi au sein d’une famille épanouie, aimante, chérie par une mère affectueuse. À en croire son témoignage, il ne s’en plaint pas.  Au milieu des livres, l’ancien lycéen aime passer du bon temps à feuilleter des romans distrayants ou des ouvrages à caractère instructif.

Son premier contact avec l’art

Le natif de Carrefour-feuille s’est toujours imaginé avec une blouse et un stéthoscope au cou, comme un brillant médecin. C’est ainsi qu’en 2016 à la fin de ses études, il a voulu intégrer la Faculté de médecine d l’UEH. Malheureusement, le destin en a décidé autrement. « Après mon échec au concours, je ne voulais pas passer l’année post-baccalauréat sans rien faire. Alors je me suis inscrit dans des cours professionnels, se rappelle le jeune artiste. Après avoir suivi ces cours, parmi eux l’électricité, je n’arrivais pas à trouver du travail et cela ne me plaisait pas », confie Gheslaire Saint-Hilaire qui, pour passer ce temps libre dont il disposait à l’époque, s’est mis à dessiner.

Jamais auparavant, si l’on s’en tient à ses mots, il n’avait tenu un crayon pour reproduire une image, si ce n’est en géométrie ou en optique. C’est justement une pratique qui lui était totalement étrangère. « Sincèrement je n’avais jamais eu l’habitude de dessiner avant. Je ne sais pas vraiment comment cette passion soudaine m’est venue », avoue-t-il.

Son premier dessin fut un œil. Assez simple, mais incroyablement bien dessiné au point de lui faire remarquer une étincelle de potentialité en art visuel. « Suite à ce premier essai, je me suis dit que je pouvais faire mieux que ça. Le lendemain, je me suis procuré deux autres feuilles blanches pour essayer à nouveau. Cette fois-ci, je suis allé chercher une photo de Dany Laferrière », raconte le portraitiste qui, comme tous ses pairs, n’a pas réussi du premier coup son portrait de Dany. « Je suis parvenu tout de même à faire une version défigurée de Dany, une version Tikomik. Même s’il n’était pas réussi, on voyait qu’il ressemblait à Dany », commente Gheslaire Saint-Hilaire avec une pointe d’humour, se rappelant le bon vieux temps.

La naissance de Véridiques Art

Depuis son premier contact avec le dessin, Gheslaire Saint-Hilaire ne respire plus que de l’art. Il s’est perfectionné de plus en plus jusqu’à devenir un génie dans son domaine artistique. « Je suis un artiste multidisciplinaire dans mon domaine, car je fais à la fois l’art visuel, l’art numérique, l’illustration et la peinture, entre autres », se targue le jeune talent. « Depuis, j’ai participé à de nombreuses expositions et je suis devenu un talent confirmé », dit le fondateur de Véridiques Art.

« Je fais un art authentique, différent, qui traduit ma personnalité. C’est ce en quoi consiste le concept Véridiques art », explique Gheslaire Saint-Hilaire, qui entre temps, a mis son talent au bénéfice de plusieurs personnalités et structures artistiques internationales. Il a également animé des séminaires de formation pour les néophytes de son milieu. « C’est fascinant de voir d’autres talents et admirateurs étrangers me féliciter pour mes œuvres qui sont exposé sur les réseaux sociaux », témoigne, avec une pointe de satisfaction, Gheslaire Saint-Hilaire, qui, malgré la confirmation de son art, ne cesse d’éperonner son talent encore plus.

Avoir les yeux rivés sur sa feuille avec un crayon ou un pinceau à la main, lui ouvre les fenêtres d’une aventure où le réel se mêle à l’imaginaire, où les artistes sont dieux. « Pour moi, la peinture est plus que de l’art. C’est une manière de communiquer mes ressentis aux autres. Peindre est un acte de partage. La peinture rend la vie meilleure à mes yeux et quand je peins, j’oublie les vieilles misères du monde », a affirmé, lors d’une précédente entrevue accordée à Le Quotidien News, Gheslaire Saint-Hilaire qui rêve d’inaugurer une galerie d’art en Haïti.

Statler LUCZAMA

luczstadler96@gmail.com

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