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Thamar Elias, une journaliste passionnée d’activisme social

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Thamar Elias, jeune journaliste stagiaire à la RTVC, affirme son immense passion pour l’activisme social. C’est un champ d’activité qui la fascine autant que le journalisme qu’elle exerce depuis quelque temps. La jeune femme est promise à un brillant avenir dans son domaine. Découvrons cette jeune journaliste armée d’un courage impressionnant.

Thamar Elias, journaliste de 24 ans, se plaît à écouter les paroles des chansons de Rutshelle Guillaume, une artiste qu’elle idolâtre dans le secteur musical haïtien. Outre le talent, c’est le courage de l’artiste qui l’interpelle. « Si je devais choisir un modèle qui m’inspire, je dirais Rutshelle Guillaume. Je la suis depuis une dizaine d’années. Ce qui me plaît chez elle, c’est surtout son courage », confie Thamar qui partage cette dernière qualité avec la chanteuse ‘’rebelle’’. « J’ai appris de son parcours que si l’on veut avoir quelque chose dans la vie, il faut se battre pour le mériter. Il faut payer le prix du succès », continue la jeune leader communautaire.

En effet, Thamar, jeune femme noire, se décrit comme quelqu’un de tenace, qui n’abandonne pas au premier essai. « Je fais preuve d’une grande ténacité quand je réalise quelque chose. Quand je mets mes mains dans la pâte, je n’arrête pas sans avoir atteint l’objectif », confirme la passionnée de lecture, ancienne élève du Collège Notre Dame du Perpétuel Secours.

Passionnée de communication, à la fin de ses études au Lycée de Sybert, Thamar Elias a intégré l’ISNAC pour apprendre le journalisme, un métier qui lui va comme un gant, vu son amour pour les expériences de terrain. « Je m’épanouis sur le terrain quand je rencontre les gens, quand je les côtoie », confie Thamar, qui se plaît à collaborer avec les autres. C’est ce qui lui plaît également dans les activités sociales. En effet, « ce qui me fascine dans l’activisme social, c’est le fait de pouvoir aider les gens, de pouvoir contribuer au développement de ma communauté », ajoute la journaliste, qui poursuit son stage à la salle des nouvelles de la RTVC.

Toutefois, Thamar Elias se dit préoccupée par la crise qui fait sombrer le pays. Les exactions des gangs ont eu un impact considérable sur ses activités. « J’ai dû abandonner ma famille à cause de l’insécurité, car je ne pouvais plus habiter en Plaine »,  confie la journaliste, qui ne cache pas les difficultés qu’elle doit affronter pour s’en sortir en tant que femme dans ce climat d’insécurité. « Là où j’habitais, on avait instauré des clubs littéraires et culturels qui malheureusement n’existent plus à cause de l’insécurité. Et personnellement, cela devient de plus en plus difficile pour moi de sortir », continue Thamar, d’un ton mélancolique.

Néanmoins, elle continue de faire du bénévolat à travers les organisations comme « Leaders de demain », « Konbit 100 pou 100 ». Elle reste convaincue qu’il y a quand même une issue à cette crise. Certainement, « on peut trouver une issue à cette crise avec un peu de volonté, de conviction et de conscience. Aujourd’hui, nous en sommes là à cause du manque d’intérêt général. Chacun ne pense qu’à son propre intérêt ». La jeune activiste appelle de ses vœux cette prise de conscience qui devrait susciter le réveil national.

Statler LUCZAMA
Luczstadler96@gmail.com

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