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2022 : une année décisive pour le gouvernement d’Ariel Henry

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Dans le discours prononcé dans les jardins du Musée du panthéon national (MUPANAH), le 1er janvier 2022, le Premier ministre haitien, Ariel Henry, a exprimé son ras-le-bol aux exactions des gangs armés dans le pays. Il souligne que c’est un impératif de mettre un terme à la barbarie de ces terroristes qui tuent impunément des victimes innocentes. Pour M.Henry, la peur doit changer de camp. C’était aussi l’occasion pour le locataire de la primature de renouveler ses promesses et son appel à l’unité.

À défaut de prononcer son discours sur la place d’armes des Gonaïves, le premier janvier 2022, le premier ministre, Ariel Henry, s’est adressé à la nation depuis les jardins du musée du panthéon national. D’entrée de jeu, le chef du gouvernement a  vanté les qualités des héros de la guerre l’indépendance tout en rappelant le symbolisme de cette victoire sur le plan mondial. Il a, comme s’il voulait piquer l’orgueil de ses opposants, souligné l’unité qui a caractérisé l’armée indigène  qui lui a valu la concrétisation de cette prouesse. « L’union fait la force était plus qu’un slogan. C’était une vision, une stratégie au service d’un idéal commun », a-t-il expliqué avant d’appeler les fils et les filles de la patrie à suivre le modèle de l’unité que font montre les ancêtres pour propulser le pays vers un avenir meilleur.

Dans cette lignée historique, le PM n’a pas mâché ses mots en vue de faire un parallèle sur les ennemis pré-1804 et les actuels ennemis de la nation. Pour Le Chef du gouvernement les ennemis ont passé de colons aux bandits armés, aux contrebandiers, à ceux qui pillent les caisses de l’État, à ceux qui alimentent les terroristes armés dans le pays. « Il faut mettre un terme à la barbarie de ces terroristes qui tuent impunément des victimes innocentes. La peur doit changer de camp », a-t-il martelé.

Catastrophique de son état, 2021 a été une année difficile en raison de toute une série d’événements malheureux qui ont été produits dans l’intervalle. Ariel Henry se souvient : de l’assassinat du président Jovenel Moïse, du  tremblement de terre dévastateur du 14 Août ravageant le flanc Sud du pays mais aussi, l’incendie du 13 Décembre dans la ville du Cap ayant coûté la vie à des dizaines de personnes.

Le premier ministre ne veut pas rester accrocher à ces mésaventures qui ont laissé un gout amer sur les lèvres de la population toujours en proie au kidnapping, aux vols et tant d’autres calamités encore dont la privation de sa liberté de circulation. Pour cette nouvelle année 2022, M. Henry liste déjà les multiples défis qui l’attendent. En ce sens, il dit s’engager à poursuivre le dialogue avec les secteurs qui proposent d’autres alternatives pour résoudre la crise.

« Le temps est venu de se parler pour permettre l’élargissement du consensus dans l’intérêt supérieur de la patrie commune », a-t-il déclaré insistant que 2022 doit être une année de cohésion et une occasion pour retourner au fonctionnement normal du pays pouvant permettre la création d’un  environnement propice pour l’organisation des élections libres, honnêtes et démocratiques.D’après le premier ministre, les défis sont à la fois : sécuritaire, politique et économique.

Par ailleurs, le chef du gouvernement  monocéphale  a appelé au sens  de responsabilité des médias qui prêtent leurs heures d’antennes à des bandits.Ce qui, selon ses dires, peut avoir des conséquences dramatiques. Il a annoncé dans la même veine que les forces de l’ordre  seront dotées cette année de matériels adéquats pour mieux engager la lutte contre l’insécurité à travers la coopération avec d’autres pays amis.

Il a ajouté  que la mobilisation d’un nouveau CEP est parmi ses priorités pour cette année. Il a également déploré la retombée négative de la crise sécuritaire sur l’économie du pays. Il s’engage par ailleurs à mener une lutte sans merci dans l’administration publique contre la corruption et la contrande pour faire augmenter  les recettes de l’État.

En conclusion à son discours fleuve, Ariel Henry a fait ressortir la nécessité pour la population haïtienne de se faire vacciner contre la pandémie du coronavirus qui ne fait que gagner du terrain en Haïti comme à l’étranger. « 2022 doit être l’année de la vaccination contre la covid-19. Haïti demeure le pays qui contient le moins de personnes vaccinées .Avec l’augmentation des contaminées nous risquons d’être isolé dans le concert des nations », a-t-il fait remarquer, dénonçant l’événement survenu dans la cité de l’indépendance où il a dû laisser la ville en trombe devant l’attaque des gangs armés de cette ville , qui bien avant la date du premier janvier lui avait interdit de s’y rendre.

Mario Sylvain

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