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« La fête du drapeau doit nous rappeler aussi qu’il n’y a pas de territoire perdu », déclare Edgard Leblanc Fils, président du CPT !

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« La fête du drapeau doit nous rappeler aussi qu’il n’y a pas de territoire perdu. Chaque mètre de notre territoire est la possession de l’État haïtien. Le drapeau haïtien, symbole aussi de l’autorité de l’État  flottera partout bientôt, pour bien signifier que le règne de l’insécurité permanente prend fin », affirme Edgard Leblanc Fils, président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ce 18 mai 2024 à la villa d’Accueil lors de la fête du drapeau et de l’Université.

Le drapeau haïtien, cousu par Catherine Flon au congrès politique qui s’est déroulé à l’Arcahaie le 18 mai 1803, est un symbole d’unité, d’identité et de souveraineté. Le bicolore haïtien et ce, dès sa création jusqu’à date, a toujours véhiculé un message de liberté pour tous et le rejet par ailleurs de tout ce qui est discriminatoire pouvant nuire à la communauté d’une manière générale. Or, dans le contexte sociopolitique actuel, il y a un certain malaise à parvenir à l’affirmation selon laquelle l’une des valeurs que charrie le drapeau haïtien, c’est le principe de la liberté pour tous. L’Haïti d’aujourd’hui est caractérisé par des « territoires perdus » qui sont sous l’emprise des civils armés. À ce propos, le Président du CPT, Edgard Leblanc Fils l’a compris et se veut être clair lorsqu’il a déclaré que la fête du drapeau doit nous rappeler aussi qu’il n’y a pas de territoire perdu.

« Chaque mètre de notre territoire est la possession de l’État haïtien. Le drapeau haïtien, symbole aussi de l’autorité de l’État  flottera partout bientôt, pour bien signifier que le règne de l’insécurité permanente prend fin. Ensemble, à l’occasion de cette fête du drapeau, sonnons le grand ralliement pour le konbit final qui permette la reprise de toutes les activités sur le territoire national et un retour à la vie normale dans tous les secteurs », a poursuivi M. Leblanc Fils lors de son allocution à la cérémonie officielle du 221e anniversaire du bicolore haïtien sous le thème « Ann rasanble anba drapo nou ».

M. Leblanc Fils a insisté sur le symbolisme du drapeau haïtien. Et il a dit que cette flête du drapeau, et ce, beaucoup plus encore aujourd’hui, doit rappeler  aux Haïtiens la nécessité, l’obligation d’une union de tous les fils de la patrie autour de cet idéal que  les pères de la patrie ont tracé. « Mais ces mots combien de fois les avons-nous répétés ?  Combien de fois, à l’occasion de cette fête du drapeau, n’avons-nous pas vu de fastueux défilés, nos jeunes habillés aux couleurs nationales et brandissant apparemment fièrement le drapeau ? Combien de fois n’avons-nous pas vu ici et à l’étranger des compatriotes montrant aussi fièrement notre drapeau ?», questionne-t-il.

Pourtant, selon lui, ce 18 mai 2024, Haïti se trouve encore dans une situation pire que les années précédentes comme si ces mots, ces gestes, ces manifestations cachaient un vide béant. Le vide  de la démission, le vide du détachement avec la mère patrie, le vide de la méfiance entre Haïtiens, le vide du désamour avec la terre de ce pays, le vide d’un individualisme forcené, le vide d’un mépris envers le pays, le vide du mépris envers les Haïtiens eux-mêmes.

« Il faut le dire. Il faut l’admettre pour changer les choses, l’union que nous prônons reste dans les discours de circonstance. Il faut un nouveau départ. Un nouveau départ pour que l’union autour du drapeau se concrétise dans les faits chaque jour chaque heure, chaque minute, chaque seconde », constate le Président du CPT en soulignant que notre drapeau doit devenir le signe de ralliement autour d’un grand konbit pour remettre en vie le corps social haïtien en proie depuis des années à d’atroces convulsions.

Selon M. Leblanc Fils, notre population perd espoir jour après jour. «  Et la fête du drapeau pour solennelle qu’elle soit ne doit pas être un rituel vide de sens comme une pièce de théâtre jouée par de mauvais acteurs qui peinent à comprendre et à croire leurs textes », explique-t-il. « Tout a été fait pour inciter la population au découragement, à la fuite et à la démission. Nul besoin de rappeler le départ de ces dizaines de milliers de jeunes vers les rives étrangères […] dont la séparation avec le pays nous coûte cher », a-t-il  fait remarquer.

La fête des enseignants : M. Leblanc Fils en parle

Si le pays tient toujours dans cette tempête qu’il traverse, c’est parce que des enseignants, en tenant ferme la barre, ont pu former des cerveaux et des âmes qui constituent comme un dernier carré face au déferlement d’une barbarie qui ne se cache plus, explique le Président du CPT. « Le drapeau, c’est avant tout l’éducation pour former des citoyens », affirme-t-il.

Le 18 mai, c’est aussi la fête de l’Université

Le Président du Conseil Présidentiel de Transition s’est aussi adressé dans son discours à la jeunesse universitaire. « Jeunesse universitaire, si vous êtes la cible des gangs armés, c’est tout simplement parce que vous représentez l’avenir du pays. En s’attaquant à vous, ils tentent de détruire l’âme de la nation, mais avec la force et la résilience qui sommeillent en vous, ils ne réussiront pas. Vous serez debout pour que l’Université puisse jouer son rôle de vecteur du développement », a précisé M. Leblanc Fils.

Jackson Junior RINVIL

rjacksonjunior@yahoo.fr

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